Bilan et Synthèse des


1 ères Assises Nationales de la Formation aux Métiers

de l'Eco Construction et de l'Habitat Durable


LES 8 ET 9 NOVEMBRE 2008 A EYMOUTIERS




Organisées par le

Réseau Français de la Construction en Paille


Avec le concours des organismes et centres de formation

AFPA          IFECO

Néopolis        Batipôle

Le Gabion       Empreinte

Hanneman       Bot' Mobil

Inform'Ecobat      Noria and Co

le battement d'aile  l'Atelier Blanc

  Init-environnement      la Maison en Paille

            l'Ecocentre du Périgord      Les Compagnons Bâtisseurs




BILAN


Ces premières assises, souhaitées par une grande partie de la profession, ont réuni près de 150 personnes impliquées dans la formation en éco construction et conscientes de l'importance de la formation comme outil de structuration de l'offre de nos métiers face à une demande de plus en plus importante de citoyens désireux de respecter l'environnement dans leur acte de construire ou de réhabiliter leur habitat.

Elles ont permis, grâce à un travail entrepris en amont, d'aller à l'essentiel et d'aboutir à des pistes de travail ou à des prises de décisions, comme la création d'une fédération des organismes de formation en éco construction dont l'assemblée générale constitutive s'est tenue le 12 décembre à Saint Étienne.

Le réseau français de la construction en paille, avec le soutien de nombreux partenaires, a été heureux d'initier ces premières assises qui sont un des socles essentiels pour l'avenir d'une profession qui s'engage pour le respect de la planète dans son travail quotidien.


Philippe Liboureau, Président du RFCP



SYNTHESE



PRESENTATION




Actuellement, la formation en écoconstruction est peu organisée. Des organismes de formation existent, mais manquent de formateurs et de moyens. D'une part, la dispersion géographique décourage les professionnels qui reculent devant les coûts. D'autre part, cette filière manque de représentativité auprès des institutions et des décideurs. Enfin, les acteurs de la formation travaillent de façon isolée, développant des pratiques, des outils qu'il serait bon de partager. D'où l'organisation de ces assises dont les participants sont invités à s'impliquer dans un groupe de travail.


Nous présenterons d'abord un panorama de l'existant: l'enquête nationale d'Asterre, formations diplômantes, avec trois structures (Batipôle, Dick Eberhard; Néopolis, Antoine Descamps et le Gabion, Richard Lacortiglia), partenariats entre organismes et financeurs , exposé sur les programmes européens.

Ensuite des ateliers travailleront sur des thèmes définis, à savoir:

Ces ateliers devront faire ressortir des pistes de travail qui seront débattues en plénière, et pourront ensuite commencer à s'organiser de façon indépendante.




TOUR D'HORIZON DE LA FORMATION EN ECOCONSTRUCTION



Présentation de l'enquête nationale Asterre

Cette enquête consiste en un recensement des compétences en formation à l'écoconstruction au sein d'Asterre. Lors du salon Ecobâtir de 2007, il a été décidé de retravailler le questionnaire. Eric Handrich et Lionel Ampilhac en ont élargi la portée à tous les acteurs de la filière.

Sur les 300 envois (personnes morales et physiques), il y a eu 36 réponses (soit 12%). Malheureusement les résultats n'ont pu être traités pour ces assises, par manque de temps.

La finalité est de mettre en place un outil informatique en ligne, une base de données accessible à tous, ce qui nécessite des compétences et des moyens financiers encore à trouver.


Présentation des formations qualifiantes et diplômantes

Pour une formation diplômante (durée minimum 600 heure), il faut établir un référentiel métier, avoir réalisé déjà trois formations débouchant sur des embauches, justifier d'une demande de la profession.

Le Gabion propose une formation de 11 000 heure en restauration du patrimoine avec le Conseil d'architecture, d'urbanisme et d'environnement (CAUE) du Gers.

Bâtipôle, a mis en place une formation analogue de 9 mois, ainsi que deux autres sur le gros et second œuvre orientées écologie, avec le soutien de la région Languedoc-Roussillon et du département.

Néopolis conduit des formations débouchant sur deux CAP: charpente constructeur bois et maçonnerie en écobâti, en partenariat avec la CCI de la Drôme, une licence professionnelle avec l'Europe, et revendique le titre professionnel de charpentier niveau IV.

Les formations qualifiantes peuvent être courtes (maximum 400 heures), donc moins chères et plus accessibles aux professionnels pour qui le temps est compté.

Bâtipôle en inaugure une cette année, renouvelable en 2010, avec un chantier école, petit pavillon en paille avec un toit végétal. C'est une formation expérimentale, soutenue par la région et intégrée dans un appel d'offre régional.

Ces organismes proposent aussi des formations en direction des auto-constructeurs et leur permet de bien mesurer le conséquences de leur projet et d'acquérir une certaine autonomie dans leurs choix. Selon des sources différentes, à l'issue du projet, 50% des autoconstructeurs deviennent professionnels et 50% des couples se séparent.

L'évolution du secteur est rapide: les professionnels s'y intéressent de plus en plus, préoccupations écologiques obligent. Bâtipôle met en place des plateaux techniques et des formations courtes Le Gabion, aujourd'hui membre de la Confédération des artisans et des petites entreprises du bâtiments (CAPEB) projette la création d'une fédération des organismes de formation en écoconstruction.


Partenariats financeurs publics et organismes de formation


Avec la politique de régionalisation, le secteur formation est du ressort de la région.

Généralement, les régions financent les formations pour les demandeurs d'emploi (avec les ASSEDIC) et les bénéficiaires des minima sociaux, avec des montant différents selon la politique locale.

Les formations courtes pour les actifs peuvent être financées par les Organismes paritaires collecteurs agréés (OPCA). Les dispositifs Droit individuel de formation (DIF) et Congés individuel de formation (CIF) ouvrent des droits à des temps de formation sur trois ans. Mais cela suppose un numéro d'agrément (simple démarche déclarative en préfecture).

Toutes ces démarches nécessitent un secrétariat efficace, les dossiers étant parfois assez complexes.


Présentation des programmes et projets européens


Léonardo, Dirk Eberhard


Ce projet regroupe des organismes de différents pays pour élaborer une formation de 7 mois.

Léonardo 1, initiative allemande avec le Gabion et Craterre, a réalisé un support pédagogique (CDRom) sur les enduits terre, disponible mais qui nécessite une formation pour les utilisateurs.

Léonardo 2, avec le Gabion, AKterre et Asterre, donne des « acquis point terre ». Ce sont des points acquis sur différents modules dans différents pays.

C'est un transfert européen d'apprentissage et de méthodologie en écoconstruction. On y travaille à l'élaboration d'un référentiel de formation pour des ouvriers et techniciens hautement qualifiés. Pour l'instant, cela concerne surtout le remplissage et les matériaux porteurs, en tenant compte de l'énergie grise et du bilan carbone. Le problème principal est la certification, législations et usages des pays étant très différents, un autre est l'utilisation de matériaux pas toujours strictement écologiques, pour des raisons économiques.


Groupe « Straw bale group », Isabelle Hody


Groupe de formateurs en écoconstruction en paille, a été créé à l'initiative de Burkhart, en Italie. Il fonctionne en petits groupes de travail dont les actes sont à consulter. Ils travaillent sur la reconnaissance des bonnes pratiques et le recensement des connaissances à acquérir pour leur mise en œuvre. Ils ont pu dégager des modules de formations, de l'initiation aux formateurs.



Élargissement du débat


Les besoins en formation concernent aussi les concepteurs et les formateurs eux-mêmes.

Pour les architectes, deux écoles proposent une année de spécialisation en écoconstruction, en collaboration avec Asterre: Grenoble et St Étienne. Cantercel, site expérimental organise des stages pour les architectes, avec des critères très diversifiés (habitabilité, environnement sensoriel..). Il existe des formations spécifiques sur des logiciels libres. On peut constater une évolution, sous la pression de la demande. Il faut noter que les architectes ont du mal à trouver des exécutants.

Pour les formateurs, Le Gabion, Asterre se sont positionnés sur ce créneau mais la demande est encore insuffisante. Il est prévu trois modules: enduits, décoration et commercial/économique.

Cependant les formations devraient être conçues d'une façon globale: former des équipes plutôt que des spécialistes par corps de métiers.





RESTITUTION DES ATELIERS


Atelier 1: vers des formations diplômantes et qualifiantes

Animateurs : Jocelyne Ortolan, Richard Lacortiglia


Les formations en écoconstruction ont grand besoin de reconnaissance, et donc de s'institutionnaliser quelque peu. La lisibilité de ce nouveau métier d'écoconstructeur s'en trouvera améliorée et il est urgent de s'imposer sur ce  marché  afin d'y défendre nos valeurs sociétales et d'y privilégier les savoir faire et savoir être. Face aux industriels qui occupent le marché de la construction, l'artisanat peut s'emparer de la rénovation (45% du marché du bâtiment) dont la demande grandit. Pour cela il faut s'organiser, mutualiser les expériences, prendre en compte les enjeux économiques, acquérir du poids pour faire évoluer la réglementation de la formation initiale, et en attendant, établir des référentiels de formations et former des formateurs.

Trois pistes d'action sont envisagées: rédaction de référentiels, développement de la formation de formateurs, création d'un groupe de pression.


Les référentiels:

Les structures représentées dispensent déjà des formations liées à l'écoconstruction. Diplômantes, complémentaires, préqualifiantes ou professionnalisantes, elle concerne des métiers traditionnels orientés écologie (maçon, charpentier, peintre...) ou des nouveaux métiers (écoconstructeur en rénovation thermique, écoconseilller, ouvrier en isolation naturelle et permanente..).

L'idée est de tester un diplôme national, sur un titre de maçon sur lequel deux structures travaillent déjà. Le référentiel devra être présenté à Alpexpo, le 23 avril 2009.

Néopolis, Noria, Oikos, Le gabion, Hanneman, l’écocentre du Périgord, l’IFECO, la MFR du Riaillé, Etudes et chantiers Bretagne, Bâtir autrement, Bâtir et savoir faire, Bâtipôle ainsi que le représentant de l’Afpa s’engagent à entamer un travail sur le référentiel « maçon en écoconstruction ».


Formations de formateurs :

Les formateurs en écoconstruction actuels sont généralement des formateurs du bâtiment ou des écoconstructeurs sans bagage pédagogique, ou encore des autodidactes.

Un cahier des charges comprenant une partie pédagogique, une partie technique, et un aspect commercial sera établi afin d'homogénéiser le métier et lui donner plus de crédibilité, en vue de l’obtention d’un titre au répertoire national des certifications professionnelles.

Bâtipôle, l’écocentre du Périgord, Noria, l’IFECO, Néopolis, le gabion, Oikos, Bâtir autrement et Hanneman s’engage à travailler sur le sujet.


Lobbying :

En dehors de la reconnaissance des professionnels, il faudrait aussi pouvoir faire évoluer la réglementation de la formation initiale, et donc pouvoir influer sur l'éducation nationale et les institutions en général. Il est donc nécessaire que les acteurs actuels de la formation en écoconstruction se regroupent, pour une meilleure représentation et aussi dans la perspective de leur survie économique.

De toutes les propositions, c'est celle d'une fédération qui est retenue. Centrée sur l'aspect professionnel, elle se veut aussi engagée dans un projet politique, philosophique et éthique.

L’objet serait de représenter les organismes de formation, de faire reconnaître l’écoconstruction, harmoniser les bonnes pratiques de formation à l’écoconstruction, et accréditer les compétences des organismes de formation. L'assemblée générale constitutive pourrait se tenir le 12 décembre 2008, en amont de celle d'Ecobâtir.


Atelier 2: sensibilisation du public à la formation en écoconstruction lors des salons


Animateur: Bruno Thouvenin (Atelier Blanc, Au pied du mur)

propose de traiter le thème en deux points: conception d'un espace démonstration/formation à tester sur la salon Bâtir écologique et la formation sur chantier participatif.


Espace démonstration/formation de salon:


Nous disposons d'un espace de 100 m² qui tentera de présenter une vision globale de la formation en étant attentif à ne pas servir d'alibi à la démarche commerciale de fond de ces salons. Ce sera aussi une occasion de coopérer entre nous. Après étude, nous avons dégagé cinq questions de base, à savoir: pourquoi et où se former, comment se déroule une telle formation et qu'en attendre, comment la financer? Le but est d'orienter le public sans tomber dans le renseignement pur, pour lui faire prendre conscience de nos diversités et lui permettre un toucher, une approche sensorielle. Une finalité est de présenter une cartographie des organismes de formation, avec l'espoir que les organismes omis se signalent. Cet espace doit à terme être exportable sur d'autres manifestations, tout en s'améliorant, et en favorisant les échanges entre organismes de formation. Cette première expérience a aussi pour but de convaincre des financeurs de son intérêt.

Cet espace sera organisé en sous-espace de 20 m² chacun dont un inutilisable.

Il y aura cinq parcours pédagogiques:

De plus une salle d'une capacité de 70 personnes accueillera des tables rondes et un questionnaire sur les besoins en formation sera à faire remplir aux visiteurs.

Nous avons une maquettes mais il serait intéressant que d'autres en amènent pour comparaison.

Nous pourrions aussi développer des évènements thématiques pour orienter le salon vers un forum.

L'apport d'un géobiologiste sur un atelier pratique serait aussi intéressant.


Les chantiers participatifs :

Ces chantiers sont des lieux de transmission de savoirs, qui permettent une approche globale impossible en salle, une prise de conscience du danger, l'expérience de la coopération. Ils sont une pratique essentielle de l'écoconstruction. Le problème principal est l'illégalité de ces chantiers, et donc de l'assurabilité des participants qui ne sont pas salariés sur un chantier privé qui devrait, selon la réglementation, être interdit au public. Ils sont considérés comme stagiaires loisirs. Le risque est double: l'accident éventuel peut ne pas être pris en charge, et le bénévole peut être requalifié salarié.

Les Castors ont pu avoir un contrat avec Axa. Il suffit au propriétaire d'adhérer mais le nombre de participants est limité à 5 à la fois et il faut déclarer chaque personne individuellement. Cette compagnie refuse de faire de nouveaux contrat avec d'autres structures.


Atelier 3: formations à l'auto-construction et à l'accompagnement d'auto-constructeurs


Animateur : Isabelle Hody



L'atelier s'est concentré sur les qualités humaines et qualifications professionnelles de l'accompagnateur d'auto-constructeurs et sur les attentes des auto-constructeurs.

Cela a abouti à une sorte de profil de poste de l'accompagnateur idéal qui peut servir de base à la mise en place d'une formation.



Qualités souhaitables:


L'accompagnateur doit avoir conscience des limites de son savoir et de ses capacités pour faire éventuellement appel à des compétences extérieures. Curiosité, franchise et honnêteté, ouverture d'esprit, disponibilité en dessinent le portrait.

En tant qu'animateur, il doit savoir créer du lien,

En tant que conseiller, il doit savoir dire non, être capable d'analyser la demande pour y apporter des solutions adaptées, de se mettre à la place de l'auto-constructeur pour en définir les limites et les capacités, savoir guider sans assister (pas d'infantilisation).

En tant qu'intermédiaire, il doit être en mesure d'évaluer les compétences des professionnels.


Qualifications:


L'expérience est primordiale en auto-construction.

Les connaissances souhaitables sont nombreuses: mécanique (génie civil), matériaux, techniques du bâtiment, fonctionnement administratif, bioclimatique, agriculture, géologie, historique du lieu ou bâtiment.

Les compétences professionnelles le sont à peine moins: pédagogie, maitrise d'œuvre sans se substituer à l'auto-constructeur, coordination, une expérience de conducteur de travaux est un plus.


Les attentes des auto-constructeurs:


En dehors de ce qui a été dit précédemment, les auto-constructeurs espèrent de leur accompagnateur la réalisation d'un cahier des charges, une estimation des coûts (sa prestation comprise), une aide pour le choix des partenaires, la mise à disposition d'un réseau, une vision globale et pratique du chantier, la capacité à anticiper et à concevoir, une aide sur la gestion de l'approvisionnement et, pour finir, un accompagnement en aval du chantier.





Atelier 4: formations spécifiques aux systèmes constructifs non industrialisés


Animateur: Éric Handrich


La région Midi-Pyrennées a refusé une formation longue en construction en paille sous prétexte que cela n'est pas un véritable métier: pas de règles professionnelles, pas de garantie décennale. Cette attitude n'est pas commune à toutes les régions mais est symptomatique du besoin de reconnaissance officielle de l'écoconstruction.

Le but de cet atelier est d'écouter différents témoignages au sujet des filières paille, chanvre, terre et laine. Le contenu servira, notamment, au groupe de Vincent Rigassi, et à préparer la rencontre avec le CSTB en décembre.

La filière paille: Le document en cours est inspiré d'une traduction des règles professionnelles de Californie. Il est le résultat d'une collaboration entre plusieurs petits groupes et centré sur l'enveloppe isolée en paille. Le but est de fixer des règles, des obligations et des interdictions. Il se réfère au matériau et non pas aux techniques de mise en œuvre, ce n'est pas une DTU. Il facilitera, par exemple,, les demandes de crédits de recherche. Ce document sera présenté au CSTB pour des tests complémentaires. A noter que la paille est aussi utilisée en tant que combustible.

La filière chanvre: Cette filière est divisée en deux: le côté « officiel » lié à un unique marchand de chaux et un côté où une multitude de groupuscule attachés à des circuits courts cherche à s'organiser (travail de mutualisation commencé en Loire-Atlantique). Les producteurs manquent de débouchés et vendent généralement à un industriel. La transformation a un coût important.

La filière terre: Une Analyse des systèmes constructifs non industrialisés (ASCNI) sur torchis, pisé et enduits finalisés est en cours pour être présentée en décembre au CSTB. Ce document tente de ne pas enfermer les artisans dans des normes « produits » et de mettre en valeur leur savoir faire. Une DTU a également été réalisée. Établir des mesures fiables est difficile parce que les paramètres locaux et temporels ont beaucoup d'impact: nous prônons donc l'auto-contrôle de l'artisan tout au long du chantier. Comment cela est-il justifiable auprès des assureurs et maitres d'ouvrage.

La filière laine: 90% de la laine produite en France est exportée, le prix de la tonte est supérieur au prix de vente, et la collecte grève encore les coûts. L'utilisation comme isolant suppose un processus industriel de dégraissage et de traitement (deux sites en France). Le débouché textile est inexploitable du fait des prix du marché. L'utilisation comme isolant est une manière de soutenir cette filière. Une grosse entreprise a obtenu un avis technique (100 000 euros). Les tests fongiques posent problème au CSTB, et sont très chers. Pourtant Bâtiplume a pu négocier pour procéder à d'autres tests. La certification n'est donc pas une priorité, le produit reste pour l'instant marginal.



Piste de travail: création d'une mutuelle spécifique

Cette mutuelle servirait pour les assurance dommages ouvrage et garantie décennale et pourrait mener des actions de prévention et de formations. Mais aussi elle permettrait de prendre les devant: l'écologie est à la mode, toutes les entreprises cherchent à se reverdir et il est urgent de ne pas les laisser occuper cet espace et imposer des normes au service de l'industrie. Le groupement des parcs naturels du Massif Central se montre très intéressé par une démarche d'habitat écologique.

La création d'un mutuelle est une entreprise d'envergure qui demande des compétences et sans doute un poste salarié, dont la première tâche serait une étude de faisabilité. Une nouvelle mutuelle est en général adossée à une autre existante, il nous faut donc choisir et convaincre un partenaire qui pourrait financer l'étude en question. En attendant nous pouvons lancer une souscription.